ICARE, BRUISSENT TES AILES ET RANGE TA CHAMBRE

Création 2021. Premières représentations du 8 au 11 Mars 2021 à la Scène Europe de Saint-Quentin.

CALENDRIER | DOSSIER DE PRÉSENTATION


NOTES D’INTENTION

Le mythe est ce qui traite d’un caractère intrinsèque à l’humanité et qui, de ce fait, possède une dimension intemporelle. Ainsi en est-il du mythe grec d’Icare.
Dans le but de se sauver de la Crête et de retourner à Athènes, Dédale attache à son dos et à celui de son fils Icare des ailes de sa fabrication qui tiennent grâce à de la cire et leur permettront à tous deux de s’envoler. Avant de quitter la terre, Dédale donne l’ordre à Icare de ne pas trop s’approcher du soleil. Mais il est bien trop tentant pour le fils de transgresser l’ordre paternel et d’aller voir de plus près cet astre rendu fascinant par l’interdiction. C’est alors que la cire qui maintenait les ailes d’Icare commence à fondre à proximité du soleil et que celui-ci chute dans l’étendue d’eau qui portera son nom, la mer icarienne.

Le théâtre, la vidéo, le chant, la danse, ainsi que l’utilisation des techniques modernes, permettront aux spectateurs de vivre pleinement une catharsis. Les rapports père-enfant, mais également la communication, le non-dit, le mensonge, la formation de soi, sont autant de thèmes qui donneront à réfléchir après la pièce.

« Que l’on se souvienne de mon ascension fulgurante et non de ma descente funeste. Ne me tuez pas une seconde fois en me résumant à une chute », dit Icare après avoir vu le soleil.

Didier Perrier

Icare, c’est une histoire d’enfant qui tombe et ne se relève pas.
A qui la faute ? Celle de l’enfant qui n’a pas su écouter ? Celle du père qui n’a pas su transmettre ? Les ailes de Dédale sont pour son fils orgueil, imprudence, naïveté, inexpérience…
De quoi aujourd’hui les ailes d’Icare seraient-elles le nom ? De quel labyrinthe un enfant devrait-il s’échapper ?
Je me plais à voir UNE Icare, petite fille de dix ans et des envies de dévorer le monde, grandir, voler là-bas, au-dessus des nuages et des injonctions parentales…
Comment l’élever Icare, dans un monde que son père ne saisit pas toujours, comment libérer sans contraindre, comprendre sans juger, dévoiler sans mentir ? Icare, c’est une histoire d’enfant qui tombe et…?

Sabrina Cauchois

NOTE DE L’AUTEURE


 » Les mythes sont faits pour que l’imagination les anime. » Albert Camus


Icare, c’est une histoire d’enfant qui tombe et ne se relève pas.

Qu’on en impute la faute à l’enfant ivre d’Ailleurs ou à son père Dédale qui l’entraîne dans la spirale de ses créations techniques, l’issue reste la même : c’est une chute funeste, dont on retient pourtant l’envol, tant le rêve d’échapper à l’ancrage du sol a toujours animé les hommes.

 

Oui. Les hommes d’abord. Des mythes antiques au contes du classicisme, ce sont les hommes qui livrent combat, mènent leur odyssée, délivrent la belle qui n’attendait que cela, font preuve d’audace, d’ingéniosité, et peu ou prou l’emportent.

 

Alors ici, Icare, c’est l’histoire d’une jeune fille.

 

Comme le héros d’Ovide, elle connaîtra l’envol, les charmes pernicieux de cet Ailleurs qu’elle ne peut maîtriser : la techné d’Icare, ce n’est pas celle de son père qui n’est pas non plus l’ingénieur coupable, ce sont les réseaux sociaux qui absorbent nos pré-adolescents aujourd’hui, labyrinthe moderne dans lequel trop se perdent sans en avoir conscience.

 

Tandis que le petit garçon d’Ovide n’a pas le temps de grandir, Icare, elle, n’aspire qu’à cela ; ses ailes qu’on ne lui fabrique pas, mais qui appartiennent à son corps, elle les attend autant qu’elle les redoute : elles constituent cette métamorphose monstrueusement rêvée de l’adolescence.

 

En chaque enfant il y en a trois : celui qu’il est, celui qu’il devient, celui qu’il veut devenir. Quand le fantasme choie et meurt, alors il cède la place au réel, et laisse découvrir qu’il y aussi, ancrée au sol, de la beauté.

Sabrina Cauchois


L’auteure

Titulaire d’une maitrise de Lettres Classiques, Sabrina Cauchois est professeur certifiée de Lettres modernes depuis 2004. Dans le cadre de son parcours universitaire elle suit les enseignements de Dominique Durvin, puis, lors d’ateliers théâtre adultes, ceux de Didier Perrier et Vincent Dussart.

Elle dirige des ateliers théâtre au sein des établissements qu’elle a fréquentés, et pour lesquels elle écrit et met en scène : LibertéS, Écran total, Où va la pluie quand elle s’endort, Trois jours Lola et Raphaël, Là où les noms sont rouges.

En 2012, elle crée sa propre compagnie théâtrale, La Marelle, dans le but de promouvoir un théâtre qui puisse soulever les trop nombreuses interrogations qu’elle a sur le monde. Elle écrit pour cette compagnie Tricher n’est pas jouir, Compter pour elles, Tous les murmures.

En 2018, elle est lauréate d’une bourse SACD Beaumarchais avec Tout au fond dans mon ventre, gargouilles. Pour la compagnie L’Échappée, elle écrit les deux premiers épisodes d’un feuilleton théâtral intitulé Déni d’entraves.


DISTRIBUTION


Réalisation : Compagnie L’ÉCHAPPÉE
Écriture : Sabrina CAUCHOIS, texte à paraître en janvier 2021 (Christophe CHOMANT Éditeur)
Mise en scène : Didier PERRIER
Interprétation : Christelle FERREIRA, Chantal LAXENAIRE, Thibaut MAHIET
Lumière : Matthieu EMIELOT
Scénographie : Olivier DROUX

Chorégraphie : Benoit BAR

Musique : Chantal LAXENAIRE
Costumes : Sophie SCHAAL
Photographie : Amin TOULORS
Affiche : Alan DUCARRE
Diffusion : Marion SALLABERRY
Administration / Production : Laure STRAGIER
Secrétariat / Communication : Sylvie BORDESSOULLE


Soutien :

Drac Hauts-de-France
Ministère de l’Éducation nationale / Rectorat d’Amiens
Région Hauts-de-France
Conseil départemental de l’Aisne
Ville de Saint-Quentin


Partenariat :

Scène Europe / Saint-Quentin (02)
Maison de la culture et des Loisirs / Gauchy (02)
Le Mail – Scène culturelle / Soissons (02)
Ferme théâtre de Malvieille / Moulidars (16)
Le Palace / Montataire (60)


VIDÉOS


LE JOURNAL D’ICARE#1_LES PRÉMICES

LE JOURNAL D’ICARE#2_DE L’ÉCRITURE AUX PREMIERS PAS

LE JOURNAL D’ICARE#3_PREMIÈRE ÉTAPE D’EXPÉRIMENTATION

LE JOURNAL D’ICARE#4_DU TEXTE À LA SCÉNOGRAPHIE

LE JOURNAL D’ICARE#5_LES COSTUMES

PROTOTYPE DU MODULE DE LA PITY


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