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LE TEMPS QU’IL NOUS RESTE


DOSSIER


 

6 personnages. 1 artiste peintre d’âge mûr. 1 jeune fille et 1 jeune homme, frère et sœur, immigrés de la deuxième génération, perdus entre chômage et isolement. 1 père enfermé depuis des années dans le mutisme. 1 travailleur immigré, loin des
siens, enlisé dans sa propre ornière. 1 gardienne d’immeuble à la retraite, seule et se découvrant malade.

La jeune fille devenant – en secret – modèle du peintre, découvre et s’ouvre à un nouvel univers. Cette découverte l’amène à se révéler à elle-même, à préparer son envol. Le peintre se passionne pour la jeune fille qui, par sa nature inédite, irradie son atelier et bientôt sa vie. Il va peu à peu jusqu’à explorer la cité où elle vit pour la mieux l’appréhender.

Le frère, confronté à son propre échec, s’enferre peu à peu dans la violence et le refus. Découvrant l’activité de sa sœur, il va se venger sur elle de sa faillite. Le père, interpellé régulièrement par tous les personnages, agit comme un poids inerte, un mur  contre lequel chacun cherche à réagir. Le travailleur immigré et la gardienne d’immeuble, témoins bienveillants mais impuissants, tout en aidant les autres personnages à trouver leur chemin ne sauront éviter le drame. Le peintre, en témoin privilégié, introduit l’histoire et l’accompagne par des « accès de mémoire » qui en font également le choryphée de la pièce. 

Note du metteur en scène

« Le théâtre, quand il a la volonté de ne pas être uniquement du divertissement mais qu’il considère avoir quelque chose à dire aux spectateurs, est tout à fait merveilleux, parce qu’il revient aux sources, à savoir qu’il tient discours sur la cité, dans la cité, aux gens de la cité, qu’il touche ces derniers et les malmène quelque peu tout en leur apportant un point de vue critique sur leur façon d’être.

Dans une époque où la perception du monde se veut unique, il nous paraît important que le théâtre contribue à donner un autre son de cloche et il peut le faire de façon plus libre que bien d’autres.

Nous aspirons à ce que le théâtre soit un lieu où se comprenne la peine des hommes et des femmes, où s’échange ce qui leur reste en parole. Et c’est justement ce que nous trouvons chez Olivier Gosse dans cette pièce au langage populaire, très proche de l’oralité. Plus précisément, il s’agit du parler des « gens de peu », celui de la rue, porté par une poésie de l’urgence, des images qu’elle engendre, comme autant de décors à la rêverie, au voyage, à la souffrance.

C’est bien de parler de l’exclusion. Mais comment faut-il s’y prendre ? Bien sûr, elle concerne et peut toucher tout le monde du jour au lendemain, mais l’expérience de l’exclusion appartient à ceux qui l’ont vécue, qui la vivent. La dire au théâtre est une autre affaire.

À force de vouloir tout représenter avec mauvaise conscience, avec la compassion, la générosité creuse qui caractérise notre attitude face aux exclus, nous intégrons peu à peu à l’imaginaire confortable du spectateur de théâtre, ce que nous ne supportons plus de voir dans le métro, dans les rues, dans les cités. La catharsis des modernes est une sélection et une élimination de ce qui dérange.

Avec « Le temps qu’il nous reste », Olivier Gosse a évité les pièges du naturalisme et de l’enfermement de l’exclusion.

Il fait tourbillonner ses personnages, fait apparaître et disparaître les protagonistes de cette histoire à tiroirs et plonge le lecteur dans une atmosphère de rêve éveillé.

Avec son écriture fraternelle et tendre, Olivier travaille sur le sentiment, le parcours sensible sans ignorer la cruauté, la crudité, la tranchante vérité du sens. Une pièce tendue et pudique.

Du théâtre à l’image du « bonhomme Olivier » : un mélange de rigueur et d’honnêteté, d’exigence intime et d’ouverture sur le monde.

Je suis sensible à ce côté cinématographique de l’écriture, à ces scènes qui se présentent comme des changements de plan.

Ce théâtre a besoin de vitesse. A la fois dans le déroulement et l’enchaînement des situations…Rien ne sera appuyé, souligné. Tout file. A grande vitesse.

La vitesse à laquelle il est fait allusion ici à propos du jeu des acteurs et des enchaînements de scènes serait donc une tentative de se rapprocher du rythme de la pensée ou encore du déroulement et de la succession des rêves.

 

DISTRIBUTION


 

Auteur : Olivier GOSSE
Mise en scène : Didier PERRIER
Interprétation : Myriam BELLA, Mansour BEL HADJ, Jacques Henry FABRE, Émile SALVADOR


Scénographie : Ludovic BILLY
Musique : Romain PONSOT
Lumière : Jean-Claude CAILLARD
Images : CINE-VILLAGES
Régie lumière : Adeline DUJARDIN
Régie son : Jérôme BERTIN
Photographie : Amin TOULORS


Chargée de diffusion : Elsa MIREAUX, Grégory ROUSTEL
Secrétariat : Valérie DESISART

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